22 février 2018
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Résultats ARAMIS sur les représentations, les motivations et les trajectoires d’usage de drogues à l’adolescence

Résultats de l’enquête qualitative ARAMIS sur les représentations, les motivations et les trajectoires d’usage de drogues à l’adolescence

Afin de mieux connaître les motivations des plus jeunes à essayer et à consommer des substances psychoactives, l’OFDT a mené entre 2014 et 2017 une vaste enquête qualitative, ARAMIS (Attitudes, Représentations, Aspirations et Motivations lors de l’Initiation aux Substances psychoactives) visant à explorer les perceptions des usages de drogues (principalement d’alcool, de tabac et de cannabis) de mineurs tout en retraçant leurs trajectoires de consommation. Au total, 200 jeunes issus de milieux sociaux diversifiés en France métropolitaine et âgés de 13 ans à tout juste 18 ans (16,2 ans en moyenne) ont été interrogés dans le cadre de cette recherche. Les premiers résultats d’ARAMIS font l’objet du numéro 122 de la publication Tendances, rédigé par Ivana Obradovic.

Dans un environnement marqué par une forte présence et une disponibilité des substances (licites comme illicites), les expérimentations sont des événements courants qui répondent principalement à des enjeux de sociabilité. Ils sont l’occasion pour les jeunes garçons et filles de renforcer les liens avec leurs pairs. Les ressentis vis-à-vis des consommations apparaissent très variables d’un produit à l’autre et ce dès le stade de l’initiation. Ainsi le tabac apparaît-il fortement stigmatisé pour sa nocivité, alors que les consommations d’alcool, globalement associées à des situations et circonstances festives, voient leurs risques largement minimisés. Face à l’image du tabac très dégradée et dénormalisée pour cette génération qui a grandi dans un contexte d’interdiction renforcée de son usage, le cannabis, et surtout l’herbe, bénéficie au contraire d’une représentation positive.
Alors que les intérêts à consommer des jeunes gens se mettent en place au fil de leurs « apprentissages », l’étude ARAMIS montre en parallèle que ces adolescents élaborent des stratégies de régulation de leurs usages. L’étude se penche également sur des aspects jusqu’ici peu documentés, comme les motivations à la non consommation ou l’abstinence, notamment en lien avec l’appartenance religieuse.

Lire le numéro 122 de Tendances (8 p.)
Lire le communiqué de presse

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